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Suite à des complications à l'accouchement, notre fils a du être réanimé à sa naissance. Sur le coup, étant mon premier enfant et donc que je ne connaissais rien, je n'ai pas eu vraiment à m'inquiéter, le pédiatre disant chaque fois qu'il va bien, qu'il grandit bien, et tout le tralala. Mais les jours passaient et je sentais au fond de moi que quelque chose n'allait pas. Il avait de petits sursauts inexpliqués, il transpirait énormément dans son sommeil, il avait des gestes un peu saccadés, des réactions un peu exagérées sur les choses. 

Mais le pédiatre continuait à nous dire que tout allait bien. On a alors commencé un marathon, on a frappé à toutes les portes, on a consulté des dizaines et des dizaines de spécialistes : orthophonistes, psychomotriciens, psychologues, kiné, neurologues, pédopsychiatres. Tout ce beau monde avait leurs propres diagnostics, aussi éloignés les uns que les autres. On nous diait que notre fils était autiste, qu'il était dysphasique, qu'il avait un trouve psychologique ! On a entendu tout et son contraire ! 

On commençait à consulter quand il avait 2 ans, notre fils a maintenant 10 ans, et c'est seulement maintenant que le bon diagnostic tombe : IMC ! 

L'IMC est un trouble qui prend source, entre autres,  dans l'asphyxie au moment de la naissance. Cà entraîne une infirmité plus ou moins grave suivant le cas. Pour notre fils, depuis ces années où il a suivi des thérapies, des séances d'orthophonie, de psychomotricité et de psychologie, il a remonté non sans mal la pente, mais son retard scolaire qui est aujourd'hui évalué à 2 ans/2 ans et demie (de retard scolaire donc) peine à être résorbé. 

Aujourd'hui, il parle mieux, il s'exprime nettement mieux, se socialise bien, mais le décalage est toujours visible, et les conséquences se voient surtout sur le plan scolaire. 

Au moment d'entrer dans l'adolescence (dans 3 ans), il doit aussi faire face à un grand souci qui est sa confiance en lui-même. Ces années de difficultés ont laissé des traces, et il en fait aujourd'hui un grand complexe, car il est conscient de ce qu'il n'arrive pas à faire et de ses difficultés (même son impuissance) à les affronter. Il se compare à ses amis et en éprouve une grande frustration. 

Les progrès faits depuis ces années sont considérables, mais nous sommes conscients du chemin restant encore à faire. Nous sommes même aujourd'hui, plus que jamais, à un tournant, car il nous faut maintenant prendre les bonnes décisions pour le positionner vers son avenir : continuer l'école, l'inscrire en école spécialisée, penser à l'apprentisage, à un autre moyen de scolarisation et de méthode ?

Toutes ces questions se posent à nous, et auxquelles il nous faut répondre rapidement pour le préparer à son avenir.

Ce blog sera aussi, du moins je l'espère, un relais, un espace où j'espère rencontrer des parents qui ont les mêmes difficultés pour partager et pour se soutenir.